EPISODE 2

 

C’est un petit avion. Je me hâte et prends place à côté d’une petite fille que j’avais croisée avant d’embarquer. Elle admirait la vue qu’offrait le hublot. Sa mère était assise dans la rangée de devant. Puis, un sud-africain, blond aux yeux bleus, avec qui j’avais balbutié mes premiers mots d’anglais en salle d’embarquement, se plaça deux rangs derrière moi. Dommage, nous espérions continuer notre conversation, mais le hasard en a voulu autrement.

Alors que l’avion se remplit petit à petit, une dame qui avait l’air perdue apparu et s’assit à côté de moi. Un trio de fille se constitua, nous faisons connaissance et discutons. La dame à l’air perdue, nous confie qu’elle est très trouillarde en avion et réagit au moindre petit bruit difficile à identifier. Très comique d’ailleurs, car les bruits difficiles à identifier, il y en a un paquet dans un avion. Yeux ronds et inquiets, mains crispées, elles nous racontent quelques anecdotes rigolotes de ses peurs d’avion. Du coup, à force de poser des questions aux hôtesses tout au long de ses vols, elle savait identifier tous les bruits de manipulation de l’appareil. Ses yeux sont presque sortis de leurs orbites lors du décollage.

Je me gorge de plaisir de ce moment ! Sensation de légèreté, de bien-être. Ca y est ! Le vrai départ. L’aéroport et les champs qui l’entourent deviennent de plus en plus petits. En quelques minutes, le géant ailé par-dessus les nuages se stabilise. En papotant, j’apprends que la petite fille est en fait plus âgée que moi ! Elle suit des études en France afin de parfaire son français. La dame qui l’accompagnait n’était pas sa mère, mais son amie.

Deux heures passent, entrecoupées d’un petit déjeuner loin d’être appétissant tant il avait une apparence synthétique, jambon plein de gras accompagné de drôles de légumes… verts peut être, avec pour dessert une jolie gélatine rose chimique. Miam. Petit mal de tête, hop, prise de médoc puis relecture de ma méthode de japonais que je fis partager à mes compagnes de voyage. Ecœurée à cause de la lecture dans l’avion, je me rappelai qu’il m’est impossible de lire dans certains types de transports. Je m’arrête, prends une profonde respiration et me détends.

Un bruit survient tout à coup alors que nous atterrissons ! Ce ne sont que les roues qui se mettent en place pour épouser le sol irlandais. Changement d’altitude. L’avion se pose sur la piste mouillée suivant les manœuvres du pilote un peu brusques. Freinage soudain, arrêt complet. Clics, les ceintures, la porte s’ouvre.

Je pose enfin le pied en Irlande ! Nous nous souhaitons mutuellement un bon séjour au pays des moutons, de la bonne humeur des pubs, de l’accueil chaleureux des habitants et des paysages naturels verdoyants.

EPISODE 3

Chinese / French Course